Louis-Claude de Saint Martin


PAPUS

Il s'appelait Gérard Anaclet Vincent Encausse, né le 13 7 1865 à la Corogne en Espagne de nationalité française, baptisé le 13 7 à La Corogne ; communion le 26 4 1877 en l'église saint-Pierre de Montmartre, marié le 23 2 95 en l'église Notre Dame d'Auteuil ; excommunié. Il habite Montmartre, il possède un cabinet médical 16, rue Rodier, 5 rue de Savoie à Paris, 14 rue Balzac à Tours. Il effectue son service militaire de 1888 à 1891 aux 31, 113, 76 R I. D'une haute silhouette, de forte carrure, obèse précoce, face puissante et léonine ; regard incisif, lumineux et fin parfois rêveur, nez large aux narines mobiles, front vaste, sont les traits de son personnage.

Il est médecin, fils de Louis Encausse décédé à 76 ans en 1907 et originaire de Valladolid en Espagne et de ? Il est le frère de Louise Encausse née en 1878 ; il fit des études au collège Rollin d'où il est renvoyé (batailleur ?) ; il deviendra officier de santé le 24 5 1891 et bachelier es sciences le 11 6 92 ; il aurait été initié par Delaage en 1882 et par Chaboseau en 1888 (avec lequel il échange les éléments de sa propre initiation). En octobre 1888 il fonde la revue "l'initiation" ; il fut membre de la Société Théosophique dés octobre 1887, en octobre 88 il est le co-fondateur d'Hermès dont il démissionnera le 19 5 90, il aurait été radié de la Société Théosophique le 7 07 1890.

Son premier ouvrage paraît en 1884, il fera paraître de nombreux livres sur les sciences occultes, le tarot, la kabbale, la magie, la réincarnation, les nombres, Martinez de Pasqually, Saint Martin, la magie et l'hypnose... des almanachs de la chance, du magiste... il collabore ou fonde "l'initiation", "mystéria" "le voile d'Isis" "le lotus", "la revue théosophique" " la revue spirite" "light of Paris" "la lumière d'orient".

PAPUS est son nom magique, son nom mystique, son nomen, le nom qui peut conduire au numen. Il l'emprunte au nuctéméron d'Apollonyus de Tyane, ce qui indique un chemin qui permet d'arriver à l'une des formes de l'initiation.

Il sait être un joyeux drille, il prend part aux activités du "chat noir" sur la butte Montmartre. Il passe son temps dans les bibliothèques à la recherche de textes anciens. Cela lui permet d'opposer à la tradition orientale, la tradition occidentale ! A Paris, il fréquente les ésotéristes. Parmi ses amis on notera Stanislas de Guaïta et Joséphin Péladan.

En 1888, il rencontre Pierre-Augustin Chaboseau qui lui confie qu'il détient lui-même une initiation martiniste. Troublante "coïncidence" qui donnerait d'autant plus de force au nouvel Ordre dont la structure sera définitivement établie en 1891. Il y aurait 160 textes de Papus ou de Gérard Encausse.

Sa rencontre avec M. Philippe de Lyon bouleverse sa vision du monde. Il deviendra le défenseur acharné de la mystique chrétienne et de la Voie cardiaque que Saint-Martin appelait la Voie Intérieure.

Lorsque la première guerre mondiale éclate, il sera médecin chef d'une ambulance, sur le front. Affaibli par ses années de labeur et les conditions de vie qu'il rencontre à la guerre, gazé, il tombera gravement malade et sera rapatrié pour mourir le 25 octobre 1916 à l'hôpital de la Charité.

Sédir prononce l'adieu à Papus le 28 octobre 1916.
Les archives de Papus à Lyon comprennent les cahiers de l'ordre (Manuscrit de Blitz corrigé par Papus), dossiers de rituels, diplômes, rituel de rose+croix, rite swedenborgien, des rites maçonniques,... Papus possédait les archives des chevaliers bienfaisants de la cité sainte de la loge de Lyon.

Devant la personnalité de Papus, les avis divergent et s’opposent. Pour des occultistes, cet homme fut un génie qui étudia, pratiqua et oeuvra dans le monde tout en écrivant une somme considérable d’ouvrages qui font souvent encore autorité en ce domaine. Bien peu se sont sacrifiés comme lui à l’oeuvre qu’il avait entreprise, il sut attirer près de lui des chercheurs et des mystiques extraordinaires. Il les mena dans une œuvre commune, utile aux hommes de désir. Papus, c’est l’homme qui tenta de donner ses lettres de noblesse aux sciences dites occultes. Il est celui qui voulu faire des martinistes des ouvriers sérieux et estimés. Il était l’homme de l’action et celui de la prière et semble synthétiser et organiser en lui une myriade de courants jusque-là dispersés. Les Martinistes qui l’entouraient ne craignaient pas de multiplier les efforts individuels. Le travail était à faire, ils le firent. L’étude chez eux était affaire de tous les instants. Des rites, des catéchismes furent mis au point, conséquence naturelle de leurs travaux d’homme de désir. Il s’agissait de partager leurs recherches pour pouvoir guider les martinistes et les hommes de bonne volonté.

Papus propose 3 cheminements : la connaissance de l'homme (sciences psychiques); la connaissance de la nature (l'alchimie); la connaissance de Dieu (la mystique). Avec lui, les uns Chercheront (la graine à semer), Respecteront (enseigner, examiner, donc cultiver la vraie nature humaine) les autres, Partageront (selon des critères d'importance) de qu'ils auront récolté ! La Tradition sera ouverte, puisque nous aurons frappé à la porte du temple de l'homme !

Papus ouvre l'esprit à la connaissance de l'homme. Il se montre à chacun selon les aspirations individuelles de son interlocuteur. Il guide, éclaire et conduit sans jamais contraindre ni imposer. Cette attitude ne comporte aucune complaisance à l'égard de l'erreur manifeste et du mensonge inutile. Nous avons le devoir de défendre la vérité, nous n'avons pas le droit de l'imposer à qui ne la voit pas... de la même manière que nous. Papus n'a jamais dirigé personne, d'autorité, selon une seule formule et par une seule voie.

Pendant longtemps le premier degré ne pouvait être refusé à une personne qui se sentait libre d'abandonner ses idées, ses croyances pour une plus sûre vérité.. Papus demandait par quelle voie l'associé voulait être guidé : la voie de la nature, ou expérimentale; chimie, alchimie la voie des hommes, ou mentale; la voie de Dieu, ou cardiaque "le sentiment seul créateur sur tous les plans".

La voie cardiaque paraît la plus simple : elle ne demande rien à la maison, rien aux sens; elle exige la "renonciation de soi".

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